
video — 32min ⇒ 2025
Au centre d’une dalle de béton, un canapé et deux fauteuils recréent l’intimité factice des sitcoms des années 90. Ce décor, incongru sur le sol froid, devient une scène absurde où des personnages sans épaisseur échangent des dialogues en partie générés par une IA. Piégés dans une boucle narrative, ils spéculent sans agir, s’inquiètent des techniciens qui les observent et cherchent en vain à s’échapper.
Inspirée des sitcoms classiques, la séquence installe un huis clos étouffant où la répétition, la lumière artificielle et les interventions d’une scripte brouillent les repères. Peu à peu, tout semble figé dans un effet de miroir infini, rappelant les maquettes utopiques d’Archizoom. C’est une Simulation comedy, une comédie de simulation. Autour du canapé vide, un cercle de chaises pliantes forme une frontière. Un groupe s’y disperse, discutant sans surjouer.
L’espace oscille entre confession et observation panoptique. Les dialogues mêlent confidences et commentaires sur la simulation en cours. On y énonce des vérités abruptes ("je suis le déni") et des réflexions méta sur le tournage lui-même. Un narrateur-guide entraîne un groupe qui tourne en rond autour de la scène centrale, évitant de toucher aux sièges. Il décrit le canapé couvert de chips et de boîtes de pizza, les chaises vides, transformant ces objets insignifiants en vestiges d’un passé révolu.
Entre deux larsens, les guides racontent des fragments d’une dis-simulation, questionnant la mythification des avant-gardes et la transmission d’une histoire aussi fictive que réelle. Encombrés de piles de documents qu’ils feuillettent et laissent tomber, les personnages illustrent la surcharge d’informations et l’inanité des grands discours.
Peu à peu, ces textes s’effritent sous leurs pas, réduits à leur propre obsolescence. Fatigués, les guides s’arrêtent, s’asseyent sur ces archives devenues tabourets de fortune. La caméra les suit dans cette errance laborieuse, captant la lenteur, la lassitude et l’absurdité d’une visite interminable.
Soutiens: ADAGP / Bétonsalon - centre d'art et de recherche, France
video — 32min ⇒ 2025
Au centre d’une dalle de béton, un canapé et deux fauteuils recréent l’intimité factice des sitcoms des années 90. Ce décor, incongru sur le sol froid, devient une scène absurde où des personnages sans épaisseur échangent des dialogues en partie générés par une IA. Piégés dans une boucle narrative, ils spéculent sans agir, s’inquiètent des techniciens qui les observent et cherchent en vain à s’échapper.
Inspirée des sitcoms classiques, la séquence installe un huis clos étouffant où la répétition, la lumière artificielle et les interventions d’une scripte brouillent les repères. Peu à peu, tout semble figé dans un effet de miroir infini, rappelant les maquettes utopiques d’Archizoom. C’est une Simulation comedy, une comédie de simulation. Autour du canapé vide, un cercle de chaises pliantes forme une frontière. Un groupe s’y disperse, discutant sans surjouer.
L’espace oscille entre confession et observation panoptique. Les dialogues mêlent confidences et commentaires sur la simulation en cours. On y énonce des vérités abruptes ("je suis le déni") et des réflexions méta sur le tournage lui-même. Un narrateur-guide entraîne un groupe qui tourne en rond autour de la scène centrale, évitant de toucher aux sièges. Il décrit le canapé couvert de chips et de boîtes de pizza, les chaises vides, transformant ces objets insignifiants en vestiges d’un passé révolu.
Entre deux larsens, les guides racontent des fragments d’une dis-simulation, questionnant la mythification des avant-gardes et la transmission d’une histoire aussi fictive que réelle. Encombrés de piles de documents qu’ils feuillettent et laissent tomber, les personnages illustrent la surcharge d’informations et l’inanité des grands discours.
Peu à peu, ces textes s’effritent sous leurs pas, réduits à leur propre obsolescence. Fatigués, les guides s’arrêtent, s’asseyent sur ces archives devenues tabourets de fortune. La caméra les suit dans cette errance laborieuse, captant la lenteur, la lassitude et l’absurdité d’une visite interminable.
Soutiens: ADAGP / Bétonsalon - centre d'art et de recherche, France